SIX PILOTES ARRIVENT AU DERNIER WEEK-END AVEC UNE CHANCE AU TITRE

Avec seulement deux courses à disputer au championnat Super Tour 2026, la bataille pour le titre King of the Tour se décidera lors des Canadian Bracket Finals au Napierville Dragway.

Cinq des six premiers au classement n’ont jamais remporté un championnat national Super Tour. François Angers est à la recherche de son premier titre, tandis que Sacha Leblanc tente l’exploit dès sa saison recrue.

Kyle Jessup est le seul ancien champion parmi les six. Il a remporté le championnat Super Pro en 2016, lors de la toute première saison du Super Tour. Dix ans plus tard, il pourrait devenir double champion.

FRANÇOIS ANGERS

Moyenne cette saison : 1 011 points par course

Angers arrive à Napierville en contrôle de son destin. Son chiffre magique pour le week-end est de 3 200 points. Cela représente 13 rondes gagnées sans buyback sur les 16 possibles.

Autrement dit, Angers peut laisser passer seulement trois win lights sur l’ensemble du week-end et tout de même rendre le championnat mathématiquement inaccessible.

Il n’a pas besoin de gagner les deux courses, mais il devra être très solide les deux jours.

SACHA LEBLANC

Moyenne cette saison : 933 points par course

À seulement 700 points du meneur avant la finale, Leblanc est celui qui peut appliquer le plus de pression sur Angers.

Son scénario idéal est évidemment le maximum : 3 800 points et 16 rondes gagnées, donc deux victoires sans buyback.

Mais contrairement aux pilotes plus loin derrière, Leblanc possède encore un peu de marge. Chaque ronde qu’il gagne augmente directement la pression sur Angers et réduit le nombre de rondes que le meneur peut se permettre de laisser filer.

Si Angers connaît un week-end difficile et ne récolte que les 600 points de présence, Leblanc n’aurait besoin que de 1 600 points ce week-end, soit 5 rondes gagnées, pour passer devant. À l’autre extrême, plus Angers accumule les win lights, plus Leblanc devra se rapprocher de son maximum de 3 800 points et 16 rondes.

KYLE JESSUP

Moyenne cette saison : 911 points par course

Jessup commence la finale 900 points derrière Angers. À ce stade, il doit lui aussi viser très près du maximum disponible. Plus il laisse de rondes sur la table, plus il devient dépendant de sorties rapides des pilotes devant lui.

Jessup n’a toutefois pas nécessairement besoin d’un week-end parfait. Si Angers et Leblanc connaissent tous les deux un mauvais week-end et ne récoltent que 600 points chacun, Jessup pourrait passer devant avec seulement 1 600 points, soit 5 rondes gagnées.

Par contre, chaque ronde gagnée par Angers et Leblanc fera rapidement monter le nombre de win lights dont Jessup aura besoin.

ANDRÉ BALLABEY

Moyenne cette saison : 900 points par course

Pour Ballabey, la marge d’erreur devient encore plus petite. À 1 000 points du meneur, il doit pratiquement traiter chaque ronde comme une ronde d’élimination pour le championnat.

La porte peut toutefois s’ouvrir rapidement si les trois pilotes devant lui sortent tôt. Si Angers, Leblanc et Jessup ne récoltent que 600 points chacun, Ballabey aurait besoin de 1 800 points, soit 6 rondes gagnées, pour passer devant.

Si les meneurs vont loin, son scénario peut toutefois rapidement se rapprocher d’un week-end parfait.

NOÉMIE BALLABEY

Moyenne cette saison : 889 points par course

Pour Noémie Ballabey, le scénario est très semblable. Elle n’a pratiquement plus de place pour une mauvaise course. Pour rester dans la bataille jusqu’au bout, elle doit accumuler les win lights dès le début et aller très loin dans les éliminations les deux jours.

Ballabey peut elle aussi profiter d’un mauvais week-end des pilotes devant elle. Si Angers, Leblanc, Jessup et André Ballabey sont tous limités à 600 points, elle aurait besoin de 1 800 points, soit 6 rondes gagnées, pour passer devant.

Chaque win light supplémentaire obtenue par les pilotes devant elle augmentera directement ce qu’elle devra accomplir.

DOMINIC GERMAIN

Moyenne cette saison : 889 points par course

Germain possède la marge de manœuvre la plus mince parmi les six. Son scénario commence pratiquement par une seule consigne : gagner.

Il n’a toutefois pas absolument besoin de remporter les deux courses si le classement s’effondre devant lui. Si Angers, Leblanc, Jessup, André Ballabey et Noémie Ballabey ne récoltent que 600 points chacun, Germain pourrait passer devant avec 2 000 points, soit 7 rondes gagnées.

Sa marge de manœuvre demeure cependant la plus petite : plus les autres avancent dans les éliminations, plus son scénario se rapproche rapidement des 16 rondes disponibles.

Il y a une chose que les six pilotes voudront absolument éviter : le buyback.

Avec autant de points en jeu et si peu de rondes restantes, perdre en première ou deuxième ronde peut complètement changer le scénario. Continuer après un buyback permet encore de gagner la course, mais les win lights qui suivent ne construisent plus le même total au championnat.

Les deux premières rondes de chaque journée pourraient donc être parmi les plus importantes de toute la saison.

Deux courses. Six pilotes. Et maintenant, chaque win light compte.